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Deux heures plus tard, en ville, Jenny Clark retrouve une amie en ville. Elle n’attend pas pour lui narrer ses nouvelles et récentes mésaventures avec son petit ami récupéré la veille :
— Mais pourquoi tu es ressortie avec s’il te saoule tant ? Soupire Ashelia Wilson qui ne comprend pas que son amie tienne tant à son ex-boyfriend.
On raconte qu’avec le concerné, à une époque, son interlocutrice n’arrêtait pas de jouer au jeu des ruptures et réconciliations incessantes. Elle trouve cette attitude étrange.
Ashelia ne comprend pas l’amour, car elle n’a jamais vécu cette expérience.
Par chance ! Car, lorsqu’elle voit ses comparses se mettre dans tous leurs états pour des garçons, elle remercie le ciel de ne jamais lui avoir fait attraper la fameuse « maladie d’amour ».
— Je te rassure, il n’était pas aussi con, à l’époque ! râle Jenny, énervée. Mais là, je t’avoue que je ne sais pas du tout ce qui lui est arrivé pendant ces trois mois, parce que la vache, qu’est-ce qu’il est devenu lâche ! ! ! J’ai eu envie de le gifler. Il n’a pas le droit d’être aussi bête en laissant tomber les gens qui tiennent à lui ! Qu’est-ce que t’en penses ? J’ai raison, non ?
— Tu tiens à lui ?
— Ben oui, bien sûr, quelle question.
— Je ne comprends pas pourquoi. Vu le portrait que tu me peins de lui régulièrement, il a l’air plus pénible qu’intéressant. Tu es masochiste ?
— Je te le présenterai, tu verras qu’il peut être chouette. Et d’ailleurs, quand on parle du loup ! ! ! glousse Jenny en regardant son téléphone portable vibrer.
— Regarde-moi ce petit con ! fait-elle avec émotion et un petit sourire discret. J’ai même pas envie de décrocher, je vais le laisser mariner ! Ça va lui apprendre la vie !
— Arrête de faire genre, t’es chiante.
— Ouais, allô ? décroche alors Jenny, en esquissant un air ému et ravi.