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Pendant ce temps, Andréas et Jenny se dirigent vers le garage des Muller pour, soi-disant, aller récupérer de nouvelles bouteilles pour la troupe de danseurs assoiffés !
Foutaises. L’ancien couple éméché par l’alcool ne cherche ici qu’un moyen de s’éclipser en privé.
— Alors, que me racontes-tu de beau ! Depuis le temps !
Jenny questionne en premier son ex-petit ami qui, lui, se presse d’aller fouiller le grand frigidaire censé abriter une réserve de bières ou d’autres alcools.
Le regard d’Andréas se dirige très vite vers des bouteilles de vin entreposées près de lui. Elles feront l’affaire.
— On prend ça pour nous ? propose-t-il en attrapant l’une des bouteilles.
Jenny sourit avec malice et s’assoit sur le grand billard de la pièce, rangé ici il y a six ans parce que la famille Muller ne l’utilisait plus.
— Si tu arrives à l’ouvrir ici ! Parce que, sinon, on devra remonter chercher un tire-bouchon, et je n’ai pas très envie que l’on croise les autres, si tu vois ce que je veux dire…
— Tu sais que tu es carrément sexy, ce soir ! ajoute-t-elle, les joues rosies.
— Je te retourne le compliment, renvoie Andréas en cherchant un tire-bouchon dans les tiroirs du meuble où se trouvent quelques ustensiles de cuisine. Il s’amuse que les Mullers aient pour habitude de tout acheter en double, voire triple, mais il ne peut se moquer de cette manie, car ses parents ont cette même habitude.
— Viens t’asseoir, Andy, laisse tomber ta bouteille, s’exclame Jenny en tapotant sur son billard. Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus, on a plein de choses à se raconter !
— OK, que veux-tu me raconter, alors ? s’enquit Andreas en se rapprochant d’elle.
Dès qu’elle le peut, elle l’attire vivement vers elle et serre ses cuisses contre lui.
— Tu m’as manqué, Andy, lui sourit-elle.
— Toi aussi.
— C’est vrai ? Beaucoup ?
— Plus que tu ne l’imagineras jamais. Même si on avait dit que cette fois…
— J’ai essayé de t’oublier, de tirer un trait, mais sans toi je ne vis pas, je suffoque, c’est trop dur, grince Jenny en se blottissant un peu plus contre son interlocuteur et plus grand amour. J’ai tellement besoin de toi…
— J’ai failli t’appeler plusieurs fois, tu sais, mais je me suis à chaque fois dégonflé. Je pensais que tu ne voulais plus entendre parler de moi, avoue timidement Andréas en la serrant dans ses bras.
— Oh bordel ! rit Jenny. Qu’est-ce qu’on peut être con !